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 Bienvenue sur le site de Jean Caille

   (1913-2016)

Dédié à tous les prisonniers de guerre 

 

GARDIENS ET SOCIETE CIVILE ALLEMANDE

ICRC 18/10/1940 guerre1939-1945. Weiden/Oberpfalz. Stalag XIII B, camp de prisonniers de guerre. Visite de la délégation  ICRC Dr. Roulet.

ICRC 18/10/1940 guerre1939-1945. Weiden/Oberpfalz. Stalag XIII B, camp de prisonniers de guerre. Visit of the delegate ICRC Dr. Roulet.

L'arrivée en territoire germanique donne aux prisonniers une première idée des sentiments que la population civile allemande qu'ils ne connaissent absolument pas nourrit à leur égard. D'après  Ambrière, les Français sont pris d'une immense "curiosité"  et "avides" d'apprendre le traitement qui leur sera réservé.


" Les signes que nous recueillîmes ce jour-là furent dépourvus d'équivoque. Rien d'hostile de la part des vieux, c'est vrai, et peut-être même un peu d'apitoiement. [...] mais la plupart des adolescents cachaient mal une joie mauvaise qui se traduisait par des ricanements et des quolibets ; [...] "

 LIENS ET DOCUMENTATION

            Films et vidéos 


Témoignage de Jacques Herson, ancien prisonnier de guerre, ayant entretenu des relations avec sa famille d'accueil après la guerre :


Jacques Herson, ancien prisonnier

 

Voici un film qui donne la parole à des français ayant été les témoins des conditions de vie des P.G. allemands. Le premier d'un résistant français qui sauve la vie d'un officier allemand est très émouvant.


 

Prisonniers de guerre allemands dans les Côtes du Nord

 

       Blogs et Sites

 

Lisez le témoignage de Jean Jaigu sur la situation des prisonniers allemands employés à Rânes

 

Les prisonniers de Rânes

 

 

             Livres

 

 

                              Le sort des P.G

                              Allemands à lire

                              ici

 

 

 

 

 

 

 


D’après ce que j’ai compris du livre de Y.Durand, il faut distinguer plusieurs phases en étroite correspondance avec l’avancée de la guerre dans les rapports entre prisonniers de guerre et civils. Tout d’abord, il note que, même si brimades, brutalités et meurtres ont eu lieu et furent même le lot quotidien de nombreux prisonniers, certains dans leur Kommando eurent plus de chance. Néanmoins dans les premiers temps, les directives du haut commandement poussent les gardiens à se montrer sans pitié car « l’ennemi reste l’ennemi » (conclusion de l’avis aux troupes du 14 juillet 1941 concernant le traitement des prisonniers) ; ainsi résume Ambrière, les premiers mois de la captivité furent incroyablement difficiles :


" La vie des kommandos à leurs premiers mois est pleine de sévices et des vexations infligés par les wachmann à ceux dont ils avaient la garde. La botte et la crosse de fusil leur servaient chaque jours d'instruments de persuasion. Les raffinés y ajoutaient le ceinturon, et la boucle de fer gravée au nom du bon vieux dieu allemand sonnait en entrant dans les chairs [...] les plus sauvages y allaient de la baïonnette, et parfois même usaient à bout portant du Lebel dont ils étaient armés [...] Toutes ces violences pour un retard au rassemblement, pour un geste excédé, pour rien, pour l'exemple, pour faire peur aux autres."

 

Il semble que la tendance se soit inversée en 1942 comme le note un rapatrié qui parle d’un renouvellement des gardiens jeunes et fanatisés par de nouveaux moins durs, souvent plus âgés, voire handicapés (toutes les forces vives du pays étant mobilisées sur le front russe). Les chefs de camp refusent dorénavant que les prisonniers de guerre soient maltraités sous peine pour les contrevenants d’être envoyés sur le front russe. Ainsi l’intérêt des gardiens et des prisonniers converge enfin. 

 

 

« En réalité, l’intérêt des gardiens – et celui des P.G. la plupart du temps – est qu’entre eux il n’y ait pas d’histoires. Aussi, les conflits, même violents, se résolvent le plus souvent dans un modus vivendi. Brimades et exactions relèvent de comportements individuels, non de la norme des rapports entre gardiens allemands et P.G. français. On comprend que les sévices subis de la part des gardiens tiennent plus de place dans les témoignages des P.G. que les services rendus ou les cohabitations sans histoire. Il apparaît bien pourtant que celles-ci furent les plus courantes. »


Ce changement dans les rapports entre prisonniers de guerre et forces allemandes va de pair également avec la complaisance de la Wehrmacht à l’égard des diverses activités culturelles et physiques précédemment évoquées. Par ailleurs des témoignages confirment que, de même que les difficultés de guerre affaiblissent le moral des Allemands, par un effet inversement proportionnel, celui des Français remonte, rééquilibrant un peu les rapports de forces voire les inversant en toute fin de guerre. Parfois, comme c’est le cas dans le témoignage de Jean, les gardiens sympathisent avec les prisonniers, tandis que les restrictions dont ils sont eux-mêmes victimes en poussent d’autres à se laisser corrompre. (En effet, les français reçoivent parfois dans leurs colis des denrées devenues introuvables en Allemagne.) Pour autant, R.Claudel remarque que, dans son Stalag, les revers de l’armée allemande ont au contraire eu comme effet de renforcer la discipline. Les fouilles et les appels se multiplieront même la nuit à grand renfort de hurlement. Ainsi R.Claudel note, non sans humour :


«[…] Combien avons-nous passé de temps sous le soleil, sous la pluie, sous la neige, brûlé par le soleil ou transis de froid ? Ce supplice pouvait durer des heures, et malgré l’odieux, le ridicule de la situation et aussi la souffrance, il nous arrivait de rire et de nous moquer de ceux qui voulaient prendre de l’importance en nous comptant. Souvent, ils étaient obligés de s’arrêter dans leur calcul pour hurler une observation à ceux qui ne se tenaient pas tranquilles. Le fil était alors perdu, il fallait recommencer à zéro. Pour contrôler si le nombre était juste, il était de rigueur de repartir dans l’autre sens ; si les deux nombres obtenus se contredisaient, c’était alors des hurlements à n’en plus finir. Si tout cela n’avait pas été fait à notre détriment, nous aurions apprécié le spectacle qui nous été donné […]c’était à se demander si l’incapacité de faire une addition était générale en Allemagne, car tous les anciens prisonniers peuvent rapporter des faits identiques qui ont eu lieu dans les stalags ou les Kommandos. »


En effet, mon père rapporte la même chose au camp de travail de Lavamünd.

Et pour continuer sur cette note ironique de R.Claudel, je dois dire qu'à la lecture des témoignages d'ex.prisonniers de guerre, je m'aperçois que l'humour, la dérision et l'impertinence des Français  à l'égard de bon nombre de leurs gardiens les ont beaucoup aidés à supporter leur captivité et a contribué à laver en quelque sorte leur honneur. Je pensais que les gags en cascade dans des films tels "la 7ème compagnie", "le mur de l'Atlantide" ou "La grande vadrouille" n'avaient  d'autre finalité que de nous faire rire, mais aucun rapport avec la réalité. Cependant, dans l'armée allemande, il y avait comme partout un certain nombre "d'abrutis" qui faisaient la joie des prisonniers, lesquels s'en divertissaient à souhait. Parfois même, la réalité surpassait la fiction. Ambrière n'en finit pas de rapporter tous les sujets de moquerie et toutes les mauvais tours dont certains Allemands  firent les frais de la part des prisonniers qui trouvaient ainsi le moyen d'égayer leurs longues journées monotones ; le rire pour panser les brimades en quelque sorte. Voici quelques exemples repris dans le livre d'Ambrière :

 

" ... Nos autres officiers étaient moins drôles, surtout l'oberleutnant Wrede que nous appelions 'Bande de cons' parce qu'il en valait effectivement une bande à lui tout seul et que le terme au singulier eût pêché par insuffisance. Dans le personnel subalterne, nous avions aussi à souffrir d'un haineux gefreiter surnommé 'Bifteck' à cause de ses joues d'un rouge violacé, et d'un wachmann boiteux baptisé de ce fait 'Jambe-de-laine'. Bifteck et jambe-de-laine nous payèrent un jour, grâce à notre camarade Benoit, les menues brimades dont ils s'ingéniaient à peupler notre vie. Comme la consigne était que nous devions circuler au pas, Benoit eut l'idée de nous faire marcher au 'pas du chasseur'. Nous y voilà lancés d'un seul cœur, et d'une telle cadence que nos deux bourreaux essoufflés, mais qui ne pouvaient rien dire car nous n'avions jamais manifesté un tel entrain militaire, durent achever le parcours au pas de gymnastique pour nous suivre. Dans les rues, les civils allemands eux-mêmes en riaient aux larmes."

ICRC 19/11/1940 guerre 1939-1945.Pologne  Wollstein. Stalag XXI C/H, camp de prisonniers de guerre. Visite de la délégation du  ICRC, un prisonnier de guerre français parle avec des officiers allemands.

Des rapports des prisonniers de guerre avec la population civile, Y.D note qu’ils « ont beaucoup varié, selon le type de Kommando et d’emploi. Les rapports entre P.G. et civils allemands furent diversifiés à l’infini.» Mais les comportements varièrent également selon les régions d’Allemagne où furent envoyés les prisonniers et furent encore différents en Autriche. Alors que de nombreux prisonniers commentent l’attitude méprisante, voire carrément hostile des populations allemandes lors de leur arrivée

ICRC 19/02/1942 Görlitz. Stalag VIII A, camp de prisonniers de guerre. vue globale. V-P-HIST-02992-06

dans les camps, il semble que l’accueil fut un peu différent dans la région de Vienne par exemple. D'après Ambrière, en règle générale, les kommandos furent nettement mieux traités dans les pays catholiques que dans les pays protestants.

Le témoignage de mon père atteste d’une certaine compassion dès les premiers jours de son arrivée par la population viennoise, du moins une partie d'entre elle.

R.Claudel l’évoque également lors de la progression de la colonne de prisonniers français se dirigeant vers le Stalag à la sortie des wagons à bestiaux, tout en soulignant la crainte qu’inspiraient les Allemands aux Autrichiens.


« Pauvre colonne de plusieurs milliers de prisonniers, que les Autrichiens, par peur des Allemands faisaient semblant de ne pas voir, bien que furtivement, certains nous jetaient un regard compatissant. »


Ainsi, il est impossible de définir une relation type qui, en général, était affaire de personnes. Dans les usines, les Français se trouvent souvent mêlés aux ouvriers allemands et dans les fermes ils sont souvent associés à la vie de la famille. À ce sujet Y.D note que :


« Sans doute, beaucoup de paysans se montrent plutôt ‘bons’ avec leur P.G., dès lors que celui-ci les satisfait par son travail. Ils le nourrissent correctement, s’abstiennent à son égard de toute brutalité, s’intéressent à sa famille et compatissent volontiers à la tristesse de son sort. Mais d’autres, dans les mêmes conditions, se montrent ladres, exigeants, violents. »


De nombreux témoignages de prisonniers font état de la haine de certains allemands pour le régime nazi et sur la peur qu’il inspirait au peuple. Mais ces Allemands, parfois des communistes, ne pouvaient faire étalage de leurs convictions par peur de dénonciation ; le risque de finir en camp de concentration neutralisait l’idée même d’une révolte. Ambrière, à ce propos, souligne qu'à chaque fois qu'un Allemand (ce qui était loin d'être courant) avait fait du bien à un prisonnier, ce fut avec la terreur d'être découvert et contre la promesse de ne jamais rien en dire. Des témoignages font également état d’Allemands ayant été prisonniers en France lors de la première guerre mondiale. Ceux qui avaient été bien traités se comportaient avec les prisonniers français avec la même humanité dont on avait fait preuve avec eux. Pour d’autres, au contraire, qui avaient eu une expérience radicalement différente, haineux, leur faisaient subir de nombreuses brimades. Cependant, Y.D constate que :


« Si l’on quitte le domaine des souvenirs individuels pour passer aux témoignages d’ordre plus général […] une francophilie, semble-t-il largement répandue, et que les P.G. ont contribué à faire naître ou grandir, se retrouve aussi bien en Saxe ou en Prusse, qu’en Silésie ou en Bavière, dans le Brandebourg ou en Rhénanie ; même si, ici ou là, subsistent d’étranges haines historiques… »


Mais, note-t-il encore,

 

« Les catholiques passent pour avoir été généralement plus compréhensifs à l’égard des Français. » et les témoignages sur la solidarité des travailleurs allemands sur les chantiers, les usines ou les mines sont loin d’être anecdotiques, de même sur les Allemands ayant contribué à faire évader des P.G. Il s’avère que c’est chez les ouvriers que l’on retrouve le plus grand nombre d’opposants au nazisme. D’après ces témoignages d’ailleurs, tout porte à croire qu’il s’agit souvent d’un phénomène de groupe même si de nombreux cas individuels ont été soulignés, comme celui d’un P.G rapatrié qui rapporte une conversation avec un soldat prussien « qui ne désespérait pas de faire, lui aussi, un ‘petit séjour’ en France bientôt…, comme prisonnier de guerre ! »


Cependant, en général, la solidarité aux prisonniers de guerre va de pair avec l’opposition politique, même si Y.D estime que souvent l’hostilité au régime nait au fur et à mesure des difficultés allemandes. Qu’en aurait-il été si Hitler avait gagné la guerre ?

Il en va de même en ce qui concerne les gardiens Allemands ou Autrichiens. Les situations sont variées. Si certaines sentinelles sont des brutes sadiques voire des assassins, dans certains Kommandos, c’est même le contraire. Mon père évoque les deux cas au cours de sa captivité. Néanmoins, il a peu été victime de leur brutalité. Mais contrairement à d’autres, il n’a pas enchaîné les Kommandos et dans celui où il est resté pendant 18 mois, il a eu la chance d’avoir un gardien très sympathique et compatissant qui était même un allié important sachant fermer les yeux au besoin, voire couvrant des ‘infractions’ au règlement dont lui-même bénéficiait. R.Claudel a connu les deux extrêmes, et dans l’un des Kommandos où il a passé plusieurs mois, il note la même volonté commune de protéger le gardien - par intérêt c’est certain mais aussi par amitié - :


« Notre gardien, un Viennois, couchait dans une petite pièce près de notre écurie. C’était un brave père de famille nombreuse d’un certain âge déjà. Lorsqu’il savait que l’Officier de contrôle devait venir inspecter le Kommando, il nous prévenait à l’avance afin que celui-ci ne trouve rien à redire sur notre discipline et notre travail. Ce n’était pas par esprit de collaboration que nous agissions ainsi, mais plutôt pour que notre gardien, Viennois et Autrichien et non pas nazi, puisse rester avec nous et ne pas être envoyé sur le front russe à cause de nous. Nous lui donnions quelquefois, pour l’amitié qu’il nous manifestait quelques boîtes de sardines ou une tablette de chocolat pour ses enfants.»


ICRC 10/11/1939 guerre 1939-1945. Moosburg. Stalag VII A, camp de prisonniers de guerre. civils polonais et prisonniers militaires vont à la cuisine.

ICRC archives (ARR) 16/08/1942 Guerre 1939-1945. Rawa Ruska / Lemberg, Stalag 325. Visite du camp. Les délégués s'entretinnent avec des prisonniers de guerre français.

ICRC archives (ARR) 12/12/1939 Moosburg, , Stalag VII A. Attelage chargé d'enfants, conduit par un prisonnier de guerre français.

Evoquons maintenant les rapports des prisonniers de guerre avec les femmes allemandes. Si l’on en croit mon père, il semble que, dans l’ensemble, elles se soient montrées très attirées par les prisonniers français, plutôt aguicheuses malgré les risques avérés, voire même parfois harcelantes. Y.D note que de nombreux témoignages font état de l’intérêt que les Allemandes ou les Autrichiennes portèrent aux Français. Il donne plusieurs exemple de relation suivie dont la sienne. Voici ce qu’en disent d’autres prisonniers français :


« Les femmes autrichiennes ont un faible pour les P.G. français. Certains sont obligés de se défendre énergiquement contre leurs avances »


« Les relations avec les femmes ont pris de grosses proportions. Les femmes allemandes provoquent les P.G.. En dépit des restrictions, elles offrent des aliments et des effets aux P.G. qui acceptent leurs ‘propositions’… »


« Malgré les sanctions sévères pour les P.G. et les femmes, 200 P.G. de ce Kommando ont des relations suivies avec des ouvrières allemandes de l’usine et passent la nuit avec elles… »

Quant aux sanctions, Y.D. note que « le bilan des condamnations de P.G. par les tribunaux allemands atteste que ce délit est de très loin celui qui a entraîné le plus de poursuites. »


Sur l’expérience unique et complexe de cette cohabitation forcée avec l’ennemi, Y.D conclut ainsi :


« Au travail, le prisonnier, même s’il n’oubliait pas qu’il était soldat, était aussi un homme, mis en contact étroit et prolongé avec des hommes et des femmes. Il pouvait, bien entendu, continuer à considérer les Allemands dans leur ensemble comme l’ennemi, subir leur loi tout en gardant strictement avec eux ses distances et même ne songer qu’à l’évasion. Beaucoup le firent Quant à ceux, qui, peu à peu, s’habituèrent à vivre avec leur entourage quotidien allemand, c’est par une pente naturelle qui furent conduits à entretenir avec lui des rapports humains […| Cette richesse d’expériences diverses des relations avec les Allemands […] a donné aux Français P.G. en Allemagne une connaissance directe des Allemands dans leur individualité […]et une vision du peuple allemand […]toute différente de celle qu’ont jamais pu avoir la majorité de leurs compatriotes… »


Ce qui ne signifie pas que tous sont revenus favorables aux Allemands, loin de là. Tout dépend du vécu de chacun ; d’ailleurs un questionnaire rempli à ce sujet par les rapatriés montre une proportion sensiblement égale entre ceux qui sont revenus de leur captivité plus favorables aux Allemands qu’au moment de leur départ et ceux qui en sont revenus plus hostiles, le dernier tiers n’ayant pas changé d’avis. Toutefois, il est à considérer que nombre d’anciens prisonniers de guerre ont conservé des relations après la guerre avec leurs employeurs ou compagnons de travail en Allemagne. Certains jumelages entre villes allemandes et françaises seraient à mettre à l’initiative de prisonnier de guerre.